Peugeot 208 BlueHDi 100 GT Line

Un moteur moderne, sobre et « propre »…
Le bloc 1.6 BlueHdi de 100 chevaux a été conçu dès l’origine dans l’optique de répondre aux normes les plus sévères, tant en matière de rejets de Co2 que de dioxyde d’azote (NOx). Pour cela, les ingénieurs motoristes de PSA ont mis les petits plats dans les grands, en dotant notamment ce bloc d’un filtre à particules avec additif, si bien que l’élimination des NOx s’opère avant le FAP. Cette caractéristique technique pourrait sembler anodine au premier abord, mais elle est en réalité très rare sur le marché – en particulier dans le segment des citadines. En effet, dans la plupart des cas, le système SCR (qui permet de réduire les NOx) est placé après le filtre à particule, et il lui faut parfois jusqu’à 10 minutes pour fonctionner de manière optimum. Dans le cas de la 208 1.6 BlueHdi 100, cela ne nécessite qu’environ 2 minutes. Autant dire que ce bloc PSA mérite le terme de « moteur propre », quitte à faire un pied de nez aux quelques cassandres prédisant la mort prochaine du diesel.
Après un essai mené à un bon rythme – ce à quoi incite d’ailleurs le répondant du moteur, dont les 100 chevaux répondent tous présents – nous avons enregistré une consommation moyenne à peine supérieure à 5l/100 km. Concrètement, un conducteur s’astreignant à l’éco-conduite pourra se rapprocher de la barre des 4l/100 km sans trop de difficulté. Il s’agit là d’une excellente performance, surtout pour notre modèle d’essai en finition GT Line, dotée de jantes d’une dimension généreuse (17’’). Enfin, soulignons qu’un autre point fort de ce moteur réside dans le peu de vibrations et de bruits désagréables qu’il génère ; combiné à une bonne isolation, ceci se traduit par un très bon silence de fonctionnement.
…même s’il faut se méfier des records largement médiatisés



Pour autant, la consommation théorique et réaliste de 4l/100 km demeure inférieure d’un litre à la v aleurhomologuée par PSA. L’écart se creuse encore par rapport au record réalisé le circuit de Belchamp, au cours duquel une 208 1.6 BlueHDi 100 S&S a été mesurée par l’UTAC à 2l/100 km en moyenne. Comme toujours, ce record doit cependant être pris pour ce qu’il est : un outil marketing, reposant sur une vérité, mais qui mérite d’être nuancée. En effet, soulignons tout d’abord que le modèle en question était en version « basse consommation », avec une aérodynamique légèrement modifiée (soubassement, becquet de toit, etc.) et des pneus Michelin Energy Saver + spécifiques. Certes, il est possible d’acquérir la 208 dans cette configuration, mais les conditions d’essais sont impossibles à reproduire sur route, puisque la voiture a roulé pendant 38 heures à faible vitesse, en 5ème, sans la moindre accélération vive.
Quoi qu’il en soit, loin de tout artifice de communication, notre expérience sur le terrain démontre que le diesel présente encore un solide avantage en consommation réelle mesurée, puisque la 208 1.6 BlueHDi 100 se situe plus d’un litre et demi en-deçà de sa « sœur de gamme », la 208 1.2 PureTech 110.
Une 208 qui en met plein la vue



Le restylage de la 208, en juin dernier, a été plutôt léger, avec une ligne conservée, et de mineurs ajustements cosmétiques au niveau de la calandre ainsi que des optiques avant et arrière. Après tout, le modèle s’est déjà écoulé à plus d’un million d’exemplaires, alors pourquoi changer une recette qui plait ? Cela étant posé, notre modèle d’essai arborait une livrée Ice Grey quelque peu particulière, avec un aspect variant suivant l’angle selon lequel on regarde la voiture. Cela s’explique par la composition – brevetée – de cette peinture, simultanément satinée et mate, qui donne un aspect différent en fonction de la lumière. De plus, la couleur Icre Grey – tout comme une autre du même acabit, Ice Silver – se révèle plus résistante et aisée à entretenir qu’une peinture mate « basique ». En tout état de cause, la 208 en version spéciale GT Line ne passe pas inaperçue, faisant preuve d’élégance mêlée de sportivité, grâce notamment aux magnifiques jantes qui semblent faites de diamant, aux coques de rétroviseur noires, aux touches de chrome sur la carrosserie, sans oublier le marquage rouge autour de la calandre, etc. Dans l’habitacle, rappelant celui de la finition GTi, l’association du noir et du rouge vif domine clairement, que ce soit pour les sièges en cuir, le volant, le levier de vitesse et de frein à main.
Une dotation des plus généreuses



Généreusement dotée, la 208 GT Line dispose, entre autres équipements notables, d’un système multimédia tactile de pointe, capable de répliquer l’écran de votre smartphone, ainsi que d’une caméra de recul, d’un GPS (en option), et même du système de sécurité Active City Brake. Celui-ci permet, au travers de capteurs « scannant » la route devant le véhicule, de détecter en mouvement (jusqu’à 30 km/h) la présence d’un obstacle, et de déclencher au besoin le freinage d’urgence automatique si le conducteur ne réagit pas de lui-même. Le confort de roulement se révèle quant à lui tout à fait acceptable, parvenant à faire oublier la taille de 17 pouces des jantes, y compris sur route bosselée. Le savoir-faire de Peugeot en matière de châssis est donc, une nouvelle fois, démontré avec brio. De fait, la 208 se révèle non seulement prévenante pour les lombaires, mais également d’une vivacité remarquable dans les changements d’appui. Le ressenti au travers du petit volant à méplat est par ailleurs la preuve qu’une assistance de direction électrique est compatible avec d’agréables sensations de conduite – ce dont certains modèles concurrents étaient parvenus à nous faire douter.
Quelques petits défauts, et la menace d’une lutte fratricide



A la lecture des paragraphes précédents, vous pourriez être tentés de croire que nous avons été séduits par la 208 1.6 BlueHDi 100 GT Line au point de ne lui trouver aucune lacune. En réalité, notre premier contact avec la voiture, lors de l’installation dans un siège aux faux airs de baquet, a été plutôt mitigé. Certes, l’habitacle nous est apparu accueillant, mais le choix de Peugeot de placer le volant si bas, en-dessous des compteurs, s’apparente surtout à une façon peu coûteuse – et peu pratique pour le conducteur – de remplacer un affichage tête haute. Ensuite, un tel moteur aurait mérité une sixième vitesse, qui aurait permis aux ingénieurs PSA de ne pas avoir à rallonger démesurément les quatrième et cinquième rapports pour conserver une sobriété exemplaire. Dans l’état actuel des choses, pour relancer et doubler efficacement, mieux vaut donc souvent tomber un rapport, or on découvre alors que la commande de la boîte manque de précision et s’avère trop rugueuse.
Quoi qu’il en soit, les quelques défauts de la 208 BlueHDi 100 GT Line méritent d’être soulignés, mais ils ne remettent pas en cause les nombreuses qualités de notre modèle d’essai, dont le prix de 22 150€ (avec quelques petites options) se situe dans la bonne moyenne de la catégorie, eut égard à son niveau d’équipement. La plus grande concurrente de la 208 BlueHDi 100 sera en fait probablement la même voiture, mais dotée du 1.2 PureTech. En effet, ses 10 chevaux suppléméntaires la rendent encore un peu plus vive, et elle profite du poids plus léger du bloc essence pour s’enorgueillir d’un toucher de route frôlant la perfection. De plus, la 1.2 PureTech réclame 1 400 € de moins, à niveau d’équipement égal, et cet écart – en tenant compte des consommations mixtes homologuées – nécessitera plus de 60 000 km avant d’être rentabilisé … voire davantage si les prix de l’essence et du diesel devaient converger davantage. Indubitablement, le risque d’une lutte fratricide est élevé, et il est trop tôt pour parier sur la gagnante.
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Le bilan



La 208 BlueHDi 100 GT Line est une voiture très attachante, car elle arbore un physique proche de celui de la GTi, procure des sensations de conduite très agréables, et peut ne consommer « que » 4l/100 kilomètres en conditions réelles. Certes, suivant les réglages du siège conducteur, et la taille de ce dernier, le petit volant positionné bas peut gêner la lisibilité du tableau de bord – et cette remarque s’applique également d’ailleurs à la 308. De surcroît, Peugeot semble avoir raté une occasion de rendre ce modèle encore meilleur, car si la marque au Lion avait bien voulu le doter d’une boite manuelle à 6 vitesses, nul doute que les relances sur les rapports intermédiaires auraient été meilleures – sans impact négatif sur la consommation. Pour autant, il suffit de quelques kilomètres pour avoir l’agréable sensation d’être à bord d’une voiture du segment supérieur – que ce soit en matière d’équipement, de finition, et de ressenti général. L’habitabilité n’est évidemment pas celle d’une 308, et encore moins d’une 508, et néanmoins, les efforts de Peugeot pour que le conducteur se sente vraiment bien sont clairement payants. Quant au confort, s’il se situe un cran en-dessous de celui de la cousine Citroën C3, il demeure d’un très bon niveau, les aspérités de la route étant filtrées avec aplomb. Le seul problème majeur de la 208 BlueHDi 100 GT Line réside finalement dans la version essence du même modèle, qui contrebalance sa consommation supérieure par un agrément encore supérieur d’un (petit) cran. Au final, Peugeot nous impressionne doublement, car le constructeur de Sochaux a profité du restylage de la lionne pour sortir plusieurs versions d’excellente facture.
##onaime##
On aime :

  • Le style de la GT Line, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur
  • La sobriété et la discrétion du moteur 1.6 BlueHDi 100
  • La tenue de route excellente
  • Le confort remarquable, surtout pour des jantes de 17 pouces
  • L’équipement généreux et moderne (Mirror Link, freinage automatique, etc.)

##onaime##
On aime moins

  • La position de conduite avec le volant qui masque parfois le compte-tour et le tachymètre
  • La commande de boîte rugueuse
  • L’absence criante d’un sixième rapport
  • la concurrence interne du 1.2 PureTech 110

##onaime##
##verdict##
La 208 1.6 BlueHDi 100 GT Line obtient une note de 16/20
##verdict##



Avec des notes sur 5 :
##notes##

    Sécurité : 4,5

  • Facilité de contrôle 4,5
  • Aide à la conduite 4,5
  • Freinage 4,5
  • Visibilité 4,5
  • Airbags 4,5
    Budget : 4

  • Prix d’achat 3,5
  • Consommation 4,5
  • Rapport prix-équipement 4
  • Garantie et programme d’entretien 3,5
  • Facilité de revente 4
    Confort : 4

  • Suspension 4
  • Insonorisation 4,5
  • Siège avant et position de conduite 4
  • Siège arrière et habitabilité 4
    Conduite : 4

  • Puissance et performances 4
  • Souplesse 4
  • Reprise 3,5
  • Boite de vitesses 3,5
  • Précision de la direction 4,5
  • Diamètre de braquage 4
  • Douceur de la direction 4,5
    Aspects pratiques : 4

  • Coffre, volume, accès, forme 4
  • Modularité 4
  • Ergonomie 4
  • Petits rangements 5
    Equipements de série de base : 3,5
    Qualité de la finition : 4
    Originalité du design : 4
    Ecologie : 4

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