Toyota Auris 1,2 T essence

Une retouche en finesse
Cette nouvelle mouture ne déploie pas de changements révolutionnaires, mais plutôt un restylage opportun et bien placé. De face, l’imposant logo se remarque d’emblée, l’identité visuelle déplie deux baguettes au style chromé qui surplombent les phares avant via la calandre et viennent finir leur course jusqu’aux ailes. Cet effet offre un design acéré et affûté à la Nipponne. Toyota a concentré les modifications sur le capot, donnant à la compacte un aspect moins massif. Cependant, les courbes présentent davantage de fluidité et apportent plus d’homogénéité à la carrosserie. Les optiques avant et arrière se modernisent également, arborant désormais des feux à LED. Les diodes de jour parachèvent le regard saisissant et mordant de la touche lumineuse. On notera le bloc arrière qui affiche des tons bicolores sur cette nouvelle version, au lieu de quatre couleurs sur l’Auris ancienne génération. Autre détail intéressant, les jantes alliage dénotent d’un réel renouveau et offrent davantage de charisme à la compacte. Côté dimensions, elle se situe dans la moyenne de sa catégorie, s’agrandit même de 5 cm dans sa longueur avec 4,33 m, pour une largeur de 1,76 m et une hauteur de 1,47 m.
Un intérieur raffiné
Toyota Auris intérieur
L’habitacle de l’Auris profite également du dépoussiérage avec une disposition plus uniforme qu’auparavant. Les tons et les matériaux s’harmonisent parfaitement, l’intérieur dégage à la fois du raffinement et de la sobriété. La console centrale a été entièrement redessinée afin d’accueillir un écran tactile 7 pouces. Le levier de vitesse prend du galbe et s’agrémente dans sa partie inférieure de touches de chrome. Notons la disparition de l’horloge façon ancienne cuisinière à côté des ouïes d’aération. En ce qui concerne le poste de conduite, il se modernise aussi, avec de jolis compteurs et un volant multifonctions à trois branches. Les sièges permettent une amplitude de position accrue, le conducteur trouvera forcément un réglage qui lui conviendra. Dans l’ensemble, l’intérieur tire profit agréablement du remodelage par les ingénieurs nippons, le rendu fait parade d’une meilleure qualité, avec des finitions de premier ordre. S’ajoute à cette impression l’habitabilité qui gagne en confort, les grands gaillards pourront effectuer de longs trajets sans avoir de crampes au bout d’une demi-heure. Petit bémol, le coffre présente un volume en dessous de la moyenne du segment, ses 360 litres laissent en queue de peloton l’Auris par rapport à ses concurrentes. Cet écueil se compense néanmoins par une ouverture à hayon bien pratique et plus ample.
Un comportement routier amélioré
Toyota Auris sur route
Le modèle 1,2 T essence ici essayé profite de nouvelles suspensions qui équipaient certaines versions Diesel et hybride auparavant. Ce changement améliore le comportement routier et prodigue davantage de confort aux passagers. Quant à la qualité des amortisseurs, l’Auris se situe en haut du classement de la catégorie, seule la 308 fait mieux. L’agrément de conduite se bonifie grâce à la direction électriquement assistée. En effet, au-delà de 60 km/h, elle se durcit, offrant ainsi un tempérament rassurant et sécurisant. Dans le cadre de toutes ces corrections, les techniciens de Toyota se sont également penchés sur l’insonorisation, point faible des versions précédentes. Ici, le constat s’amende nettement, les isolants et les matériaux spécifiquement étudiés contribuent à une acoustique discrète à l’intérieur, même à haut régime. Les 116 ch déployés par ce nouveau bloc essence permettent à la compacte des reprises satisfaisantes, le constructeur annonçant une consommation de 4,8 litres/100 km. Toutefois, lors du test, les 7 litres ont été approchés. Ce moteur n’affiche cependant pas des performances hors du commun, les relances à bas régime se montrent parfois laborieuses, et la paresse du 1,2 se ressent de temps en temps à vitesse soutenue. Malgré ces inconvénients, cette motorisation est couplée à une boîte à 6 rapports bien étalés, agréable à l’usage et au fil des kilomètres. Sinon, l’Auris se décline également en trois autres versions thermiques, un essence de 1,3 litre 100 ch et deux Diesel de 90 ch et de 124 ch. Bien entendu, on retrouve le modèle hybride qui a fait le succès de la japonaise et qui tire avantage aussi de quelques améliorations.
Quatre finitions disponibles
Toyota Auris vue latérale
L’Auris s’organise autour de quatre versions : la Tendance, la Dynamic, la Design et l’Executive. En série, l’ensemble des déclinaisons profite d’une console tactile 7 pouces, des diodes de jour et des optiques arrière à LED. S’ajoutent à l’entrée de gamme une climatisation automatique, un ordinateur de bord, un régulateur de vitesse, un système audio, un volant multifonction en cuir, etc. La variante intermédiaire bénéficie quant à elle de l’allumage automatique des feux, d’un écran couleur pour l’ordinateur de bord, de jantes alliage 16 pouces, de phares antibrouillard et d’une caméra de recul. On passera rapidement sur la Design, qui s’enrichit uniquement des jantes alliage 17 pouces. Enfin, la finition haut de gamme qui n’a rien à envier aux voitures de luxe, à l’évidence, puisque l’Executive s’équipe d’un siège conducteur à réglage électrique lombaire, d’une aide au stationnement avec radars avant et arrière, d’un système de navigation à reconnaissance vocale et affichage en 3D, et d’une sellerie mi-cuir, etc. Pour terminer, on évoquera une petite curiosité concernant le toit panoramique qui n’est disponible que sur la version break de l’Auris.
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Le bilan
L’Auris progresse dans tous les domaines : confort, habitabilité, agrément de conduite, nouveau moteur essence, une version Executive suréquipée, etc. La marque japonaise ambitionne de recoller en tête du peloton dans la catégorie des compactes, en dépit d’une image de voiture hybride bien ancrée. Cette tendance devrait s’inverser avec l’arrivée d’une gamme thermique améliorée. Malgré un côté passe-partout, les changements de la nipponne se voient, les finitions présentent une meilleure qualité, les assemblages et l’intérieur avancent un rendu plus raffiné. Par ailleurs, sans être des bolides de course, les motorisations affichent des performances correctes, offrant à l’auto un plaisir de conduite supérieur par rapport à ses rivales directes. Quant aux prix, ils s’étalent de 20 000 à 28 000 euros, tarifs se situant dans la moyenne du segment. Résolument plus moderne, dans l’air du temps, la japonaise 2015 apporte un vent de fraîcheur qui devrait plaire.
Toyota Auris vue arrière
##onaime##
On aime :

  • Les améliorations peu visibles, mais bien réelles
  • L’habitabilité intérieure
  • L’agrément de conduite
  • La finition Executive suréquipée

##onaime##
On aime moins :

  • Le nouveau moteur essence 1.2T un peu poussif
  • Pas de boite automatique proposée
  • Le volume du coffre

##onaime##
##verdict##

La Toyota Auris décroche la note globale de 14/20

##verdict##
Toyota Auris
Avec des notes sur 5
##notes##

    Sécurité 4

  • Facilité de contrôle 4
  • Aide à la conduite 4
  • Freinage 4
  • Visibilité 3,5
  • Airbags 3,5
  • Crash-test EuroNCAP 4
    Budget 3,5

  • Prix d’achat 3,5
  • Consommation réelle 4
  • Rapport prix-équipement 4
  • Garantie et programme d’entretien 3,5
  • Facilité de revente 3,5
    Confort 4

  • Suspensions 4,5
  • Insonorisation 4,5
  • Siège avant et position de conduite 4
  • Siège arrière et habitabilité 4
    Conduite 4

  • Puissance et performances 3
  • Souplesse 4
  • Reprises 3
  • Boîte de vitesses 4
  • Précision de la direction 4
  • Diamètre de braquage 4
  • Douceur de la direction 4
    Aspects pratiques 4

  • Coffre, volume, accès, forme 3
  • Modularité 3,5
  • Ergonomie 3,5
  • Petits rangements 3,5
    Equipements de série de base 3,5
    Qualité de la finition 4
    Originalité du design 3,5
    Ecologie 4

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